Les Bahá'is du Sénégal
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Chambre de la maison du Báb à Shiraz, Iran, où Il a déclaré sa mission en mai 1844.
LE BAB : Le Précurseur

En vérité l'oppresseur a tué le Bien-aimé des mondes, afin de pouvoir éteindre la lumière de Dieu parmi ses créatures et de détourner l'humanité du courant de vie céleste en ces jours réservés au Seigneur , le Clément, le Généreux.
Bahá'u'lláh - Tablette au Ra'is

Mírza 'Ali Muhammad, qui prit par la suite le titre de « Báb » (la Porte), naquit à Shíráz dans le sud de la Perse, le 20 octobre 1819.  Quand il atteignit sa vingt-cinquième année, répondant à un ordre divin, il déclara, le 23 mai 1844, qu'il était choisi par Dieu, le Très-Haut, et élevé au rang du « Báb ».  Sa venue, explique le Báb, représentait la porte par laquelle arriverait bientôt le messager universel de Dieu attendu de tous.
Le Báb a fondé une religion propre, distincte et indépendante.  Connue sous le nom de foi bábie, cette religion a donné naissance à sa propre communauté, a eu ses propres textes et a marqué l'histoire de son empreinte indélébile.

L'essentiel de ses différents écrits a été résumé comme suit :
 
Certains d'entre ses écrits sont des commentaires sont des commentaires et des interprétations des versets du Qur'an ; d'autres sont des prières, des homélies et des allusions au sens véritables de certains passages ; d'autres des exhortations, admonitions, dissertations sur différents points de la doctrine de l'unité divine ... des encouragements à s'améliorer soi même, à se détacher des choses de ce monde, à se confier  aux inspirations de Dieu.
Mais l'essence et le but de ses compositions sont des louanges et des descriptions de cette Réalité qui devait bientôt apparaître et qui faisait l'objet et le but de ses pensées, de sa tendresse et de son désir.  Car il considérait sa propre apparition comme celle d'un annonciateur de la bonne nouvelle, et sa nature réelle comme un moyen de manifester les suprêmes perfections de cet être unique.  Et en vérité il ne cessa jamais un seul instant de le célébrer, la nuit comme le jour, et il avait coutume de dire à ses disciples  qu'ils devaient attendre son avènement.
C'est ainsi qu'il déclare dans ses écrits : « Je suis une lettre de ce livre tout-puissant, une goutte de cet océan sans limites et quand il paraîtra, ma vraie nature, mes mystères, mes paraboles et mes allusions deviendront évidents, et l'embryon de cette religion se développera en traversant les degrés de son existence et les phases de son ascension, pour atteindre l'état de la suprême beauté de forme et s'orner de Béni soit Dieu le meilleur des créateurs»  ... Et il était si embrasé par la flamme de cet être, que l'évoquer lui tenait lieu de brillants flambeaux durant les sombres nuits de la forteresse de Máh-Kú, et que son souvenir était son meilleur compagnon dans les fers de la prison de Chihríq.  Ainsi il obtenait la liberté spirituelle, de ce vin il s'enivrait et, en pensant à lui, il se réjouissait.  A Traveller's Narrative

A l'instar de tous les Messagers de Dieu, le Báb se heurta à une opposition féroce de la part de ses contemporains.  Des persécutions sauvages suivirent aussitôt la déclaration de sa mission.  Le Báb fut arrêté, battu, emprisonné et finalement exécuté sur la place publique de la ville de Tabriz, le 9 juillet 1850.  Quelques vingt mille de ses adeptes périrent dans une série de massacres à travers la Perse.
Maussolée du Báb, Mont Carmel, Haïfa, Israël.
Bahá'u'llah, le Fondateur >>